Je suis infirmier depuis 2000.
J’ai démarré en psychiatrie à l’hôpital de Bailleul, d’abord dans un service qui accueille les personnes âgées, puis dans une unité d’admission où j’ai été confronté à la toxicomanie, la dépression ou bien encre les tentative de suicide. J’ai beaucoup appris sur les relations humaines. A l’occasion de la décentralisation des services psychiatriques, je suis parti travailler à l’hôpital de Cappelle-la-Grande en 2005. Cinq ans plus tard, Emmanuel Leuliet qui est devenu mon associé, m’a convaincu de venir travailler avec lui et cela dure depuis seize ans. J’ai aussi un diplôme en sophrologie et un autre en plaie et cicatrisation. Cette expertise en pansement m’est chère car c’est un contact particulier avec le patient par le geste et la réassurance, et qui demande à chaque pansement de trouver la meilleure solution.
Je n’ai jamais imaginé faire un autre métier. Mon père était aide-soignant. Il voulait être infirmier mais est décédé trop tôt. J’ai hésité avec le métier de sage-femme pour finalement choisir celui d’infirmier plus généraliste.
Je me suis spécialisé en psychiatrie car j’aime aider et m’occuper des gens. J’y ai appris à évaluer les patients, leurs interactions avec leurs proches, détecter leurs problématiques avec le travail, leurs symptômes d’anxiété et à créer du lien pour les amener à se confier. Toutes ces compétences que j’ai développées sont précieuses aujourd’hui dans mon activité lorsque je dois évaluer une situation et orienter vers le bon professionnel de santé.
J’essaie toujours de prendre le temps avec chacun. L’essentiel du soin n’est pas dans le geste technique mais dans la présence au patient. Aider au-delà du soin, créer du lien, me sentir utile, là est mon moteur. J’ai tout naturellement intégré la MSP car j’ai envie de prendre part à cette grande aventure humaine.
Exercer à Malo-les-Bains est une chance. On y vit comme dans un village. Je rencontre régulièrement des patients dans la rue ou chez les commerçants. J’ai plaisir à échanger avec eux, donner un conseil.
Nous faisons un peu partie de la vie des uns et des autres.


